16/05/2012

Ces fous qui nous gouvernent

 

 

Bonjour à toutes et à tous,

un petit texte de Uri Avneri, plutôt drôle, mais rellement effrayant en même temps.

 

 

Uri Avnery

5 mai 2012

 

Un putsch contre la guerre

 

DES GÉNÉRAUX et des chefs de la police secrète se retrouvent pour une attaque contre les hommes politiques.

 

Dans certains pays, ils arrêtent le président, occupent les bureaux du gouvernement et les stations de télévision et annulent la Constitution. Ils publient ensuite un communiqué n°1, expliquant le besoin impérieux de sauver la nation de la ruine et promettent la démocratie, des élections, etc.

 

Dans d'autres pays, ils procèdent plus tranquillement. Ils se contentent d'informer les dirigeants élus que, s'ils n'abandonnent pas leur politique désastreuse, les officiers rendront publics leurs point de vue et précipiteront leur chute.

 

Ces officiers sont généralement appelés une « junte », mot espagnol signifiant « comité » utilisé par des généraux sud-américains. On appelle d'habitude leur méthode un « putsch », terme suisse allemand signifiant coup de vent. (Oui, les Suisses se sont en fait révoltés il y a quelque 170 ans.)

 

Ce que presque tous les coups de ce genre ont en commun est que leurs instigateurs prospèrent sur la démagogie de la guerre. Les hommes politiques sont invariablement accusés de lâcheté face à l'ennemi, d'incapacité de défendre l'honneur de la nation, et ainsi de suite.

 

Pas en Israël. Dans notre pays nous voyons maintenant une sorte de soulèvement verbal, contre les hommes politiques élus, par un groupe de généraux en activité ou en retraite, de chefs des services de renseignement extérieur ou de services de sécurité intérieure. Tous condamnent les menaces du gouvernement de lancer une guerre contre l'Iran, et certains condamnent l'échec du gouvernement à négocier pour la paix avec les Palestiniens.

 

Seulement en Israël.

 

TOUT A COMMENCÉ avec le candidat le plus inattendu pour conduire une telle rébellion, l'ex-chef du Mossad, Meir Dagan.

 

Pendant huit ans – plus longtemps que tous ses prédécesseurs – Dagan dirigea le Mossad., le service de renseignement extérieur d'Israël, comparable au M16 britannique. (« Mossad » signifie « Institut ». Le nom officiel est 'l'Institut pour le renseignement et les opérations spéciales ».)

 

Personne n'a jamais accusé Dagan de pacifisme. Durant sa période, le Mossad a perpétré de nombreux assassinats, plusieurs contre des savants iraniens, ainsi que des cyber attaques. Protégé [en Français dans le texte ndt] d'Ariel Sharon, il était considéré comme un champion des politiques les plus agressives.

 

Et voici qu'après avoir quitté son poste, il emploie les mots les plus durs contre le plans du gouvernement pour une attaque contre les installations nucléaires de l'Iran. Ne mâchant pas ses mots, il a dit : « C'est l'idée la plus stupide que j'aie entendue dans ma vie. »

 

Cette semaine il a été éclipsé par le chef du Shin Bet récemment nommé. (Shin Bet et Shabak sont les façons différentes de prononcer les initiales du nom hébreu officiel « Service de la sécurité générale ».) C'est l'équivalent du M15 britannique, mais qui s'occupe surtout des Palestiniens en Israël et dans les territoires occupés.

 

Pendant six ans, Yuval Diskin fut le chef muet du service muet. On pouvait voir sa tête rasée entrer et sortir de réunions des comités secrets. Il est considéré comme le père réel des « éliminations ciblées », et son service est généralement accusé d'usage considérable de la torture. Personne je l'a jamais accusé d'être doux avec les Arabes.

 

Et maintenant, il parle franchement. Choisissant le lieu le plus inhabituel qui soit, – une réunion d'une bonne vingtaine de retraités dans un café d'une petite ville – il s'est lancé.

 

Selon Diskin – et qui le saurait mieux que lui ? – Israël est aujourd'hui dirigé par deux politiciens incompétents ayant des fantasmes messianiques et une faible compréhension de la réalité. Leur plan d'attaquer l'Iran conduit à une catastrophe de portée mondiale. Non seulement il ne pourra pas empêcher la production d'une bombe atomique iranienne, mais au contraire il accélérera ce processus, cette fois avec le soutien de la communauté mondiale.

 

Allant plus loin que Dagan, il affirme que le seul facteur empêchant des négociations de paix avec les Palestiniens est Nétanyahou lui-même. Israël peut faire la paix avec Mahmoud Abbas n'importe quand, et manquer cette opportunité historique apportera le désastre sur Israël.

 

Comme chef du Shin Bet, Diskin était l'expert officiel n° 1 du gouvernement sur les Palestiniens. Son service reçoit et collationne tous les témoignages, les comptes-rendus d'espions, les résultats des interrogatoires et l'information regroupée des systèmes d'écoute.

 

Ne laissant aucune place au doute, Diskin a dit qu'il connaissait de très près Nétanyahou et Barak, n'avait aucune confiance en eux et pensait qu'ils étaient incapables de diriger la nation dans une crise. Il dit aussi qu'ils trompaient délibérément les gens. Il n'a pas omis de mentionner qu'ils vivaient dans le grand luxe.

 

Ceux qui pensèrent que ces accusateurs étaient isolés, et que le chœur des chefs de sécurité présents et passés se soulèveraient pour les condamner unanimement, furent déçus. L'un après l'autre, ces experts furent cités par les médias comme étant d'accord avec les deux sur la substance, même s'ils ne l'étaient pas nécessairerment sur la forme. Pas un seul n'a mis en cause leurs affirmations et contesté ce qu'ils disaient. 

 

Les actuels chef d'état-major et chefs du Mossad et du Shin Bet ont fait savoir qu'ils partageaient les opinions des deux sur l'Iran. Presque tous leurs prédécesseurs, y compris tous les récent chefs d'état-major, ont dit aux médias qu'ils étaient d'accord, aussi. Subitement, il y eut un front uni de dirigeants expérimentés de la sécurité contre une guerre sur l'Iran.

 

LA CONTRE-ATTAQUE ne tarda pas à venir. Toute la batterie des politiciens et des journaleux entrèrent en action.

 

Ils firent ce que les Israéliens font presque toujours : quand ils sont confrontés à de graves problèmes ou à de sérieux débats, ils ne se saisissent pas de la question elle-même, mais pointent un détail mineur et l''attaquent sans cesse.

 

Pratiquement personne n'essaya de réfuter les assertions des officiers, ni celles concernant l'attaque proposée de l'Iran ni celles concernant la question palestinienne. Ils se focalisèrent sur les intervenants et pas sur ce qu'ils avaient dit.

 

Aussi bien Dagan que Diskin, dit-on, étaient amers que leur période de fonction ne soit pas prolongée. Ils se sentaient humiliés. Ils donnent libre cours à leur frustration personnelle. Ils s'expriment par pur dépit.

 

S'ils ne faisaient pas confiance au Premier ministre, pourquoi n'avaient-ils pas abandonné et démissionné quand ils étaient en poste ? Pourquoi n'avaient-ils pas pris la parole avant ? Si c'était une question de vie et de mort, pourquoi avaient-ils attendu ?

 

Autrement, pourquoi ne continuent-ils pas à se taire ? Où est leur sens des responsabilités ? Pourquoi aident-ils l'ennemi ? Pourquoi ne parlent-ils pas seulement à huis clos ?

 

Diskin, ajoutait-on, n'a aucune idée sur l'Iran. Ce n'était pas du tout son secteur de responsabilité. Dagan connaissait l'Iran, mais en avait une vision limitée. Seuls Nétanyahou et Barak connaissaient tous les faits et tout le spectre des possibilités et des risques.

 

Des sources « proches du bureau du Premier ministre » eurent aussi une autre explication : Dagan et Diskin, aussi bien que leurs prédécesseurs, étaient simplement stupides. Rapprochée de l'assertion de Dagan et Diskin selon laquelle Nétanyahou et Barak ne sont pas rationnels (et peut-être pas tout à fait équilibrés mentalement), cela signifie que notre sécurité nationale est entièrement entre les mains d'un groupe de dirigeants irrationnels et stupides et que c'est le cas depuis des années.

 

Une pensée terrifiante : Qu'en est-il si chaque chose qu'ils disent les uns sur les autres est vrai ?

 

15/05/2012

FIN de la GREVE DE LA FAIM

DERNIERES NOUVELLES:


Je vous parlais il y a deux jours de la grève de la faim faite par les prisonniers palestiniens, je lis aujourd'hui dans le courrier du CRIF cet article:


Après presque un mois de grève de la faim, entamée collectivement le 17 avril 2012, 1600 prisonniers palestiniens, qui réclamaient une amélioration de leurs conditions de détention en Israël, ont finalement accepté, lundi 14 mai, de stopper leur mouvement. C'est grâce à un accord signé, sous médiation égyptienne, entre l'administration pénitentiaire et les détenus palestiniens que ces derniers ont décidé de cesser leur jeûne.

Israël a, en effet, consenti aux trois principales revendications des grévistes: levée de la détention administrative, de l'isolement carcéral et l'autorisation des visites pour les prisonniers originaires de Gaza.


En publiant ce communiqué le CRIF reconnait de fait l'existence des détentions adminsitratives, de la pratique de l'isolement carcéral et des interdictions de visite.

Tout cela constitue de bonnes nouvelles.

Les raisons du silence assourdissant face aux colonisations

 

Bonjour à toutes et à tous. J'évoquais hier le silence qui semble étouffer progressivement tout ce qui se passe en Cisjordanie.

Un des faits les plus choquants de l'occupation est l'appropriation des terres pour y installer des colonies.

L plupart des gens sont choqués par ce qui semble être un vol pur et simple.

Mais le problème n'est pas si simple. L'appropriation se fait de façon tout à fait légale selon le orcessus qui est ci dessous décrit.

Et personnelement ce qui me fait le plus peur, c'est le parallèle que je ne peux pas m'empécher de faire avec ce que les français ont fait en Algérie.

Les colons français eux aussi sont arrivés dans un pays où "la terre n'appartenait à personne" car ils ne reconnaissaient pas l'usage coutumier. Ils se sont donc appropriés la terre.

Je vous laisse donc lire la petite histoire racontée par Adam Keller dans sa chronique " pays fou"

 

Petite histoire de voleurs de terre, de juges et d’avocats peu regardants.


Tout de suite après l’entrée de l’Armée en CIsjordanie et la mise en place d’un gouvernement militaire encore en place aujourd’hui , Meir Shamgar chef de la branche judiciaire de l’armée  devenu ensuite Avocat général puis Président de la Cour Suprême,  décida de donner aux Palestiniens la possibilité de faire appel à la Cour Suprême de Jérusalem contre des actions de l’armée.  Ceci fut considéré comme un acte significatif de ce qui fut appelé « une occupation éclairée » et tous ceux qui soutenaient Israël furent très fiers et citèrent abondamment ce fait dans leurs interventions dans le reste du monde.

Mais il y a des limites aux “Lumières”. La Cour suprême refusa d’entendre les saisines basées sur la quatrième convention de Genève, bien qu’Israël ait été la première à la signer dès 1949.
 Cette Convention règle les droits et obligations d’un pouvoir occupant dans ses relations avec les habitants d’une zone occupée.  Mais l’Etat d’Israël a tout simplement refusé de reconnaître que la Cisjordanie est un territoire occupé et a toujours utilisé toutes sortes de termes comme «  Territoires administrés » ou « territoires disputés ».  Les juristes du gouvernement ont travaillé pour trouver toutes sortes de termes légaux.  Il est toujours possible de trouver des hommes de loi capables de trouver des formules légales en fonction des besoins des clients. Les gangsters le savent bien, et les premiers ministres également
La Convention de Genève oblige une puissance occupante  à respecter la situation existant dans les territoires occupés avant son entrée. Cette puissance occupante n’est certainement pas censée installer ses propres citoyens dans les Territoires qu’elle occupe, en leur fournissant de généreuses subventions et des primes d’installations modifiant ainsi totalement la situation démographique.

Mais les hommes de lois du gouvernement ont décidé qu’il ne s’agissait pas d’un territoire occupé et donc que la Convention de Genève ne s’appliquait pas. Néanmoins  l’Etat d’Israël promettait de satisfaire aux obligations humanitaires  de cette Convention.  La définition de ces exigences humanitaires étant laissée à la discrétion de l’Etat d’Israël, de son gouvernement, de son armée et surtout de ses colons.  


Par exemple le souhait des propriétaires  palestiniens de garder la propriété de leurs terres n’a pas fait partie des questions humanitaires. Ce problème de propriété est devenu une « question de sécurité ».  De cette façon il n’était pas très difficile pour les colons d’obtenir une terre : Très simplement le général signait un décret établissant qu’en fonction de sa grande expertise la terre située dans telle ou telle région du village X était réquisitionnée pour motif sécuritaire.   Dorénavant cette zone était enlevée à son propriétaire Palestinien ,  déclarée zone militaire interdite entourée de barrières et les colons pouvaient s’installer joyeusement.   

Pour la forme le Général déclarait que la terre était confisquée pour des motifs de sécurité pour une période de 10 ans.  Mais cela n’a jamais gêné les colons, car une fois la période de dix ans passée le Général signait une prolongation du décret pour une nouvelle période de dix ans.

Dans certains cas il a ajouté un nouveau morceau de terre confisqué lui aussi de façon temporaire pour motif de sécurité. Cette terre était alors laissée aux colons qui déclaraient  immédiatement  que jamais ils ne rendraient cette terre de Eretz Israël la terre sacrée de nos ancêtres.

 

Certains bien sûr posaient des questions naïves. Par exemple : «  Comment le transfert de populations civiles israéliennes vers les Territoires occupés servait il la sécurité » ? De fait,  quelle contribution à la sécurité d’Israel,  pouvait apporter la présence toujours plus importante de femmes enceintes et de très jeunes enfants ? Est-ce que cela n’allait pas constituer une charge nouvelle pour l’armée ?

Mais quand de telles questions sont arrivées à la Cour Suprême, les juges se montrèrent très réticents à s’opposer à l’opinion des experts de l’Armée. La confiscation des terres palestiniennes obtint généralement l’accord de la Cour. Ainsi lorsque la Cour Suprême donna son accord à la confiscation de terres palestiniennes privées au nord de Ramallah pour la création d’une nouvelle colonie appelée Beit El, le premier ministre Menahem Begin déclara joyeusement : « Il y a des Juges à Jérusalem ».
Et les choses continuèrent ainsi pendant des années jusqu’à ce qu’une nuit une terre soit confisquée
près de Naplouse pour établir la colonie de Moreh et qu’une route soit hâtivement construite au travers d’un champ que son propriétaire palestinien n’a plus eu aucune chance de pouvoir moissonner.
Des Mobiles homes furent apportés et immédiatement les nouveaux colons déclarèrent à la télé :  « Ceci est notre terre et notre patrie et nous ne partiront jamais ».  Cette histoire eut un écho très défavorable dans le pays et dans le reste du monde.  Le Mouvement « la Paix maintenant » organisa des manifestations pendant lesquelles des centaines de manifestants  bloquèrent l’accès à la nouvelle route et firent le siège de la colonie  s’opposant aux colons pendant toute la nuit.
L’auteur de ces lignes  était présent pendant cette nuit dans la froideur de la montagne  dans les champs et la chaleur de la protestation .

Lorsque le cas arriva devant la Cour Suprême à Jérusalem il fut soumis au Général Matti Peled et  au Lieutenant General Haim Bar Lev dont l’expertise sur la sécurité vint contredire  l’opinion de celui qui avait signé l’ordre de réquisition. Ils déclarèrentt qu’il n’y avait aucune raison de sécurité pouvant justifier l’établissement d’une colonie civile sur ce territoire occupé. Les juges acceptèrent cette opinion et décidèrent que l’expropriation  de terres civiles Palestiniennes pour établir une colonie civile était inacceptable. En conséquence la colonie de Elon Moreh devait être immédiatement démantelée. Les colons et leurs amis se répandirent en protestation, ce qu’ils continent à faire chaque fois que le cas se présente.


Mais ainsi que nous l’avons déjà dit il est toujours possible de    trouver un homme de loi pour inventer la formule légale qui justifie n’importe quelle action  de n’importe qui, qu’il s’agisse d’un gangster ou d’un Premier Ministre.  Certains hommes de loi ont une grande imagination. Dans le cas présent une juriste talentueuse Pli’a Albeck trouva la formule salvatrice : Il n’y a aucun besoin d’exproprier une terre privée, il suffit de s’installer sur une terre « publique » c'est-à-dire  appartenant à l’Etat.  .

Et de fait il apparut qu’il existe énormément de terres publiques. C’est le cas de plus de la moitié des terres de Cisjordanie, plus qu’assez pour des centaines de milliers de colons [1].

De nombreuse terres qui étaient connues comme  propriétés de palestiniens depuis des générations ,  devienrent « terres publiques »  lorsque  Mrs Albeck découvrit grâce des interprétations créatives de la loi Ottomane– toujours appliquées dans cette région-   que ces terres n’avaient pas de propriétaires légal, mais seulement des propriétaire coutumiers, interprétations auxquelles les sultans Ottomans n’avaient eux mêmes jamais pensé.  

Jusqu’alors les propriétaires terriens recevaient de l’armée un papier disant : “nous vous informons que votre terre a été confisquée pour des raisons de sécurité et nous vous prions de bien vouloir la quitter immédiatement”. Maintenant ils reçoivent un papier différend  qui dit en gros : «  nous avons découvert que vous n’etes pas du tout propriétaire de la terre que vous occupez. Il s’agit en fait d’une terre appartenant à l’Etat il s’agit donc d’une terre israélienne, et donc appartenant aux colons.  Vous êtes donc priés de déguerpir immédiatement. »

 

La Cour Supreme accepta ce raisonnement et la colonie de Elon Moreh fut tout simplement transportée à quelques kilometres  de là et des douzaines de nouvelles colonies s’installèrent un peu partout, sur des « terres d’état ».  La Cour Suprême approuva l’établissement de colonies sur ces terres publiques et les colonies grandirent en surface et en nombre, et survécurent à la période d’Oslo continuant à grandir.  Mais les colons ne satisfirent pas de ces terres publiques disponibles.  Ils continuèrent à convoiter des terres privées et à les occuper en  établissant des faits et encore plus de faits.

Et si l’armée ne délivre plus de documents officiels de confiscation, lorsque les colons confisquent des zones privées en violation manifeste de la loi, ils obtiennent immédiatement des soldats pour les protéger contre les revendications des propriétaires, ils sont immédiatement connectés à l’électricité.

et à l’eau ils obtiennent immédiatement des routes privées, ainsi que des subventions et des prêts avantageux.



Les représentants officiels de l’Etat d’Israël repoussent vigoureusement les réclamations des propriétaires spoliés. Mais quelques militants pour la paix israéliens comme Dror Etkes et Hagit Oran ont fait une recherche approfondie pour faire une carte précise des terres volées à la vue de tous.

Des hommes de loi dévoués à la cause des Des droits de l’homme  comme Michael Sfard sont allés en justice  et se sont confrontés au gouvernement, aux colons et à leur représentants peu regardants.  La preuve des vols et des contraventions à la loi sont claires et  ne peuvent plus être ignorées  .

Même les grossières interventions de l’aile droite du parlement dans la composition de la cour Suprême et l’identité de son Président sont devenus vaines.  

La Tribunal a émis des règles claires pour l’évacuation et la démolition des maisons construites manifestement illégalement sur des terres privées Palestiniennes.
Aujourd’hui est arrivé le moment décidé par le tribunal  de démonter la colonie de Ulpana qui est une extension et un agrandissement fait sur des terres privées de la colonie de Beit El . Celle-ci avait  été créée il y a trente ans sur des terres privées palestiniennes à une époque où les expropriations pour motifs de sécurité étaient autorisées par la cour.  

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Et à nouveau les colons et leurs amis poussent des cris d’amertume, comme ils le font chaque fois dans de telles situations.

Ils en arrivent à faire usage de leur pouvoir au sein du Likoud pour affaiblir la règle du Premier ministre Benjamin Netanyahu contrecarrant ses plans d’élections anticipées qui lui  ouvraient  un nouveau mandat, le forçant au contraire a un  accord douteux avec le chef de ce qui jusqu’alors était « l’opposition » Hier matin le Premier Ministre a appelé ses conseillers, ses ministres et ses partenaires, les anciens et les nouveaux, afin de rechercher une base légale au vol de terres effectué en pleine lumière.

Ainsi que nous l’avons déjà fait remarqué il est toujours possible de trouver des hommes de loi capables de trouver une formule légale en fonction des besoins de chacun qu’il s’agisse d’un gangster ou d’un Premier ministre.

 

 

POSTED BY ADAM KELLER אדם קלר AT 6:04 AM

 



[1] Il s’agit ici de l’héritage de la gestion des terres arabes. En cisjordanie on applique encore la loi ottomane, en fonction des besoins on utilise également les loi anglaises héritées de la période mandataire, et on a ajouté un certain nombre de lois israéliennes, en apritulier le recours à l'argument sécuritaire. Durant la période ottomane Traditionnellement de nombreuses terres étaient gérées de façon commune. Les actes de propriété individuels étaient exceptionnels.  La propriété de la terre était en fait connue et reconnue de façon coutumière. La gestion coutumière n'est pas reconnue par les israéliens.  Les colons français ont rencontré la même situation en Algérie et se sont de la même façon approprié ces terres . On sait ce qu’il en advint .