28/04/2012

information et desinformation

bonjour à toutes et à tous,

 

je reçois et lis toute sorte de web press.
Il existe en aprticulier un web magazine franco phone "Israel info" qui fait acte politique pro likoud, en confondant sytématiquement soutien à la politique du likoud et soutien à Israel, critique du Likoud et délégitimation d'Israel.

Mais il est des fois où l'orientation politique et les choix politiques atteigent des sommets de propagande, en voici un: in http://www.israel-infos.net/ Voici le titre

Hamas - Un scrutin secret qui renforce la ligne dure
par Gerard Fredj
La Hamas vient de tenir récemment plusieurs scrutins secrets afin de remplacer le leadership de l'organisation.

En lisant cela on a tout de suite l'impression d'un grand danger pour la democratie. Alors je lis la suite:

A la lecture de l'article il apparait tout bêtement que le Hamas a voté à bulletin secret, ce qui est un mode  de scrutin assez courant. Sinon c'est un vote à main levée.....

Je pense que le meme auteur pourrait écrire, dans dix jours, si la gauche passe,: "un scrutin secret a mis les socialo communistes au pouvoir en France!!!"

Le reste de l'article est purement informatif et je n'ai pas assez de connaissances pour juger de la dangerosité de ces élections

24/04/2012

manifestation non violente et réponse israélienne

Je publiais hier un article sur la non violence. Aujourd'hui Uri Avneri réagit à ce qu'il a vu, comme des milliers d'Israéliens, à la télé.

 

Uri Avnery

21 avril 2012  

 

“Stupide, sadique et brutal”

 

“Dans le sang et la sueur / Une race se levera pour nous / Fière et généreuse et brutale…” Voilà ce qu’écrivait Vladimir ((Ze’ev) Jabotinsky, le fondateur du sionisme de droite, qui était aussi un écrivain et un poète. De nos jours, les dirigeants du Likoud voient en lui leur ancêtre, tout comme Staline voyait Marx.

 

Le mot “brutal” tranche, parce qu’il semble peu vraisemblable que Jabotinsky l’ait réellement pensé. Son hébreu n’était pas très bon, et il voulait sans doute signifier quelque chose comme “dur” ou “solide”.

 

Si Jabotinsky voyait le Likoud actuel, il en frémirait. Il était un mélange 19e siècle de nationalisme extrême, de libéralisme et d’humanisme.

 

Paradoxalement, brutalité est la seule des trois caractéristiques qui s’impose dans notre vie aujourd’hui, particulièrement dans les territoires palestiniens occupés. Là-bas, il n’y a rien dont on puisse être fier, et la générosité est quelque chose que l’on associe aux gens de gauche que l’on méprise.

 

LA ROUTINE, la brutalité quotidienne qui sévit dans les territoires occupés a fait cette semaine l’objet d’une vidéo. Un éclair fulgurant dans l’obscurité.

 

Cela s’est produit sur la route 90, une autoroute qui relie Jéricho à Beth She’an le long du Jourdain. C’est la voie principale de la Vallée du Jourdain que notre gouvernement cherche à annexer à Israël d’une façon ou d’une autre. Elle est réservée exclusivement à la circulation israélienne et interdite aux Palestiniens.

 

(Il y a une plaisanterie palestinienne à ce sujet. Au cours des négociations post-Oslo, l’équipe israélienne insista pour conserver cette route. Le chef de la délégation palestinienne se tourna vers ses collègues en s’écriant : “Que diable, si nous obtenons 89 autres routes, pourquoi nous accrocher à celle-ci ?”)

 

Un groupe de jeunes militants internationaux pro-palestiniens avaient décidé de manifester contre la fermeture de la route. Ils avaient invité leurs amis palestiniens à y faire une agréable promenade en vélo. Ils se sont faits arrêter par une unité de l’armée israélienne. Pendant quelques minutes ils se sont trouvés face à face : les cyclistes dont certains aux épaules couvertes du keffieh et les soldats avec leurs fusils.  

 

La démarche à suivre par l’armée dans une telle situation est d’appeler la police formée pour ce travail et disposant de moyens non létaux pour disperser une foule. Mais le commandant de l’unité militaire en décida autrement.

 

Ce qui se passa alors a été présenté sur un clip video enregistré par l’un des protestataires. C’est clair, sans ambigüité et sans équivoque.

 

L’officier, un lieutenant-colonel, fait face à un jeune homme blond, un Danois, qui se contentait de regarder, sans rien dire ni rien faire. Aucun signe de violence nulle part.

 

Tout à coup, l’officier lève son fusil à l’horizontale, une main sur la crosse et l’autre sur le canon, puis il applique violemment la partie opposée du chargeur sur le visage du jeune Danois. La victime tombe à la renverse sur le sol. L’officier ricane de satisfaction.

 

AU COURS de la soirée, la télévision israélienne présenta le clip. Depuis, presque tous les Israéliens l’ont vu une centaine de fois. Plus on le voit, plus on est choqué. La brutalité absolue de cet acte totalement injustifié fait frémir.

 

Pour les vétérans des manifestations dans les territoires occupés, il n’y a rien de nouveau dans cet incident. Beaucoup ont subi des brutalités de nombreuses façons différentes.

 

Ce qui est inhabituel dans ce cas, c’est qu’il a été enregistré par une caméra. Et pas une caméra cachée. Il y avait un tas de caméras dans le voisinage. Pas seulement celles des manifestants, mais aussi celles des photographes de l’armée.

 

L’officier devait en avoir eu conscience. Il s’en foutait totalement.

 

La publicité non souhaitée a provoqué une tempête nationale. Évidemment, ce n’est pas l’acte en lui-même qui a dérangé les autorités militaires et politiques, mais la publicité qu’il a suscitée. Venant au même moment que la glorieuse défense de l’aéroport de Tel Aviv par 700 policiers contre la terrible invasion de quelques 60 militants des droits de l’homme, un tel surcroît de publicité n’était vraiment pas souhaité.

 

Le chef d’état major de l’armée a condamné l’officier et l’a suspendu sans attendre. Tous les officiers supérieurs lui ont emboîté le pas, le Premier ministre lui-même a fait une déclaration. Comme l'on sait, notre armée est “la plus morale du monde”, et par conséquent ce qui s’est produit était l’acte impardonnable d’un seul officier dévoyé. Il y aura une enquête approfondie, etc, etc.

 

LE HÉROS de l’affaire est le lieutenant-colonel Shalom Eisner (“Homme de fer” en allemand).

 

Loin d’être une exception, il semble être le prototype de l’officier de l’armée, et même le prototype de l’Israélien.

 

La première chose que les spectateurs de la télévision ont remarqué, c’est la kippah sur sa tête. “C’est évident” se sont dit beaucoup de gens. Cela fait des décennies que le mouvement national-religieux a infiltré méthodiquement le corps des officiers des forces armées, en commençant par les stages de formation d’officiers puis en montant en grade, avec pour objectif que l’un d’entre eux finisse comme chef d’état major de l’armée. À l’heure actuelle, les lieutenants colonels portant kippah sont fréquents – on est loin des kibboutzniks qui dominaient le corps des officiers à la naissance de notre armée. Au moment de l’incident, Eisner était adjoint au chef de brigade.

 

Le mouvement national-religieux, auquel appartient le noyau dur des colons, était aussi le foyer d’Ygal Amir, l’assassin de Yitzhak Rabin, et aussi de Baruch Goldstein, le meurtrier de masse des musulmans dans la mosquée de Hébron.

 

L’un des piliers de ce mouvement est la yeshiva Merkaz Harav (“Centre du Maître”) où le père d’Eisner était un rabbin important. Au cours de l’évacuation des colons de la bande de Gaza par Ariel Sharon, Eisner junior faisait partie des protestataires. L’an dernier Eisner a été photographié au même endroit de la Route 90 en train de fraterniser avec des manifestants d’extrême droite qui protestaient eux aussi à vélo à cet endroit.

 

Il n’a pas accepté le blâme. Avec une impudence sans précédent, il a attaqué le chef d’état major, le commandant du front central et son commandant de division pour l’avoir suspendu. Il a présenté sa main bandée pour prouver qu’il avait d’abord été attaqué et qu’il avait agi pour se défendre. Il a même produit une attestation d’un médecin que l’un de ses doigts était fracturé.

 

Cela est hautement improbable. Tout d’abord, la façon de tenir son fusil dans la vidéo aurait été impossible avec un doigt fracturé. Deux, la vidéo montre que son acte n’était pas une réaction à une quelconque violence. Trois, il y avait plusieurs photographes de l’armée sur les lieux qui enregistraient chaque détail (pour servir de preuve dans le cas où des manifestants seraient poursuivis devant un tribunal militaire). Si un quelconque acte de violence avait eu lieu, leurs vidéos auraient été présentées par l’armée le jour même. Quatre, Eisner a de la même façon frappé au visage deux manifestantes et, dans le dos, un manifestant – malheureusement en l’absence de caméra.

 

Il soutient fermement qu’il avait fait ce qui convenait. Après tout, il a mis un terme à la manifestation, n’est-ce pas ?

 

Mais il n’était pas tout à fait exempt de remords. Il a admis publiquement qu’“il se peut que cela a été une erreur d’agir de cette façon en présence de caméras”. À quoi l’armée et de nombreux commentateurs ont pleinement souscrit : ils n’ont pas critiqué sa brutalité, mais sa stupidité.

 

EN TANT qu’individu, Eisner ne présente pas beaucoup d’intérêt. Si les armées se gardaient d’enrôler des gens stupides, où serions nous ?

 

L’ennui, c’est qu’Eisner n’est pas une exception, mais il est plutôt très représentatif. Il y a des gens excellents dans l’armée, mais Eisner est le type même de nombreux officiers issus du ‘melting pot’ militaire.

 

Et pas seulement dans l’armée. Pour paraphraser Jabotinsky : notre système d’éducation produit maintenant “une race / stupide et bornée et brutale”. Comment pourrait-il en être autrement après 60 ans d’endoctrinement systématique et 45 années d’occupation ? Toute occupation, toute oppression d’un autre peuple corrompt l’occupant et rend l’oppresseur stupide.

 

Encore adolescent, j’ai travaillé comme employé pour un avocat juif et britannique formé à Oxford dont beaucoup de clients faisaient partie de l’administration coloniale britannique. Je les trouvais pour la plupart aimables, intelligents et courtois avec un agréable sens de l’humour. Pourtant l’administration britannique agissait avec un manque étonnant d’intelligence.

 

À l’époque, j’étais membre de l’Irgoun, dont l’objectif était de les chasser du pays. Il y avait chez moi un arsenal de fusils que l’on utilisait pour les tuer.

 

Vivant entre les deux mondes, je me demandais constamment : comment ces Anglais aimables peuvent-ils se comporter de façon aussi stupide ?

 

J’en concluais qu’aucun maître colonial ne peut se conduire intelligemment. La situation coloniale elle-même les contraint à agir à l’encontre d’une nature et d’un jugement d’une qualité meilleure.

 

C’est un fait, pendant les premières années de l’occupation israélienne, elle était largement louée comme “éclairée” et “libérale”. Le ministre de la Défense de l’époque, Moshe Dayan, avait donné des ordres pour traiter les Palestiniens aussi généreusement que possible. Il les laissait avoir des relations avec l’ennemi et écouter les émissions ennemies a satiété. Dans un geste sans précédent, il avait maintenu ouverts les ponts entre la Cisjordanie et la Jordanie, un pays ennemi. (Je plaisantais à l’époque que Dayan, n’ayant jamais lu un seul livre, ne savait pas que cela était impensable.)

 

Derrière cette politique il n’y avait rien de bienveillant – simplement la conviction que si les Arabes étaient autorisés à mener leur vie quotidienne en paix, ils ne se soulèveraient pas mais supporteraient une occupation éternelle. Et vraiment, cela a marché plus ou moins pendant une vingtaine d’années. Jusqu’à ce qu’une nouvelle génération ait lancé la première intifada et que l’occupation soit devenue – eh bien, stupide, sadique et brutale. Tout comme les officiers en situation de responsabilité.

 

IL Y A DEUX JOURS, Israël a célébré comme chaque année le Jour du Souvenir de l’Holocauste. Dans ce cadre, je souhaiterais citer Albert Einstein, juif et  sioniste :

 

“Si nous étions incapables de trouver une voie de coopération honnête et d’accords honnêtes avec les Arabes, c’est que nous n’avons absolument rien appris pendant nos deux mille années de souffrance et que nous méritons tout ce qui va nous arriver.”

 

[Traduit de l'anglaisStupid and Mean and Brutal” pour l'AFPS : FL] 

21/04/2012

l'action non violente

Dr. Mustafa Barghouti: L’action non violente est plus efficace

 

La version de ce politician sur ce qui s’est passé, le “jour de la terre” l’inéfficacité des Etats Unis et pourquoi les Israéliens ne pourront pas être libres tant que les Palestiniens ne le seront pas .

By Elsa Rassbach

 

Le 20 mars j’ai interviewé le Dr. Mustafa Barghouti sur les actions envisagées pour le “le jour de la terre” le 30 Mars: Il était prévu une Marche sur Jérusalem réunissant dans une action non violente unique tous les partis politiques palestiniens ainsi que les  différentes associations agissant en Palestine et en diaspora avec soutiens des militants dans le monde entier.

 

Mais le 27 mars Marwan Barghouti cousin éloigné de Mustafa, et un des leader du Fatah condamné à 5 peines de prison à vie,  a envoyé une lettre de sa prison.

Dans cette lettre Marwan Barghouti a appelé l’Autorité Palestinienne à arréter les négociations de paix avec Israël, à mettre en place un boycott total contre Israël et à se tourner vers les Nations Unies pour demander la reconnaissance de l’Etat.

Il a également appelé le peuple Palestinien à commencer une troisième intifada non violente dans l’esprit du Printemps Arabe. Pour le punir les Israéliens l’ont mis à l’ isolement.

 

Les deux Barghoutis appellent à intensifier la résistance populaire palestinienne, ce qui constitue une critique implicite de la vieille garde du Fatah. .

Les deux Bargouthis appellent à l’unité entre le Fatah et le Hamas et les autres partis Palestiniens.
Les deux pourraient d’ailleurs très bien entrer en compétition lors d’élections palestiniennes: Marwan en tant que représentant de la seconde génération des militants du Fatah et Mustapha en tant que leader du Parti Al-mubadara Parti D’initiative National.

Lors des élections de 2005 Mustapha en tant que candidat à la présidence de l’Autorité Palestinienne,  avait récolté 19% des voix.  Les Israéliens lui avaient alors interdit l’accès à Jérusalem alors qu’il y est né et qu’il y a exerce comme médecin pendant quinze ans. .

 

Lors de la Marche Globale vers Jerusalem de cette année les Palestiniens et leurs soutiens avaient comme projet de s’approcher autant que possible de Jérusalem:  (que ce soit à la frontière libanaise, ou à l’intérieur de al Cisjordanie….) Mustafa Barghouti est arrive à atteindre Qalania le check point entre Ramallah, son actuel lieu de residence et Jerusalem. Là il a été bléssé et amené à l’hopital. Il y a des discussions sur l’origine de ses blessures.

Les bilans de cette journée de protestation sont aussi contradictoires.

A la frontière libanaise il y a eu moins de manifestants que prévu, et personne  n’a tenté de traverser la frontière.
Les organisateurs disent pourtant avoir atteint leur principal objectif car la mobilisation internationale a été importante..

 

J’ai pu discuter récemment avec Mustapha Barghouti par skype:

Que pensez vous de l’appel lancé de sa prison  par Marwan Barghouti?

Je suis d’accord avec lui lorsqu’il dit que les Israëliens essaient d’utiliser l’AUTORITE Palestinienne  en tant que sous agent de sécurité pendant qu’Israel continue de nous occuper et de nous réprimer.

C’est pourquoi toute coordination avec les Israéliens devrait cesser.

Il me semble que nous pensons la même chose sur la résistance populaire non vioolente.
Nous travaillons sur ce thème depuis plus de 10 ans maintenant.
Personnellement je suis très heureux et très fier que aujourd’hui toute les forces politiques qui auparavant  ne croyaient pas à l’action non violente  reconnaissent aujourd’hui son bien fondé et soient d’accord pour adopter ce type de résistance.  

C’est le plus grand succes qui pouvait arriver et je crois qu’aujourd’hui nous sommes prets à mener la lutte ensemble.

 

Est ce que cette approche par la non violence est venue des villages et des lutes menées en Cisjordanie?

Il faut savoir que dès 1936 il y avait un mouvement de résistance non violent en Palestine: Il y eut ainsi une grève qui a duré six mois.  Il y a donc une tradition non violente, le meilleur exemple étant la première intifada. ( la résistance non violente considère que lancer des cailloux contre des chars est une action non violente. La non violence doit prendre en considération les forces en présence ndtr)

Mais aujourd’hui la résistance non violente dans sa forme la plus pure a commencé dans les villages de Budrus et Safa puis à Bil’in et Nil’in puis à d’autre villages, atteigant maintenant Jérusalem et Hebron et s’étendant partout.  . 

Si vous regardez ce que nous disions il y a trois ou quatre ans nous prédisions que la non violence allait se répandre. Les gens maintenant y croient de plus en plus.

Les gens y croient pour trios raison: Tout d’abord l’échec total de ce qu’on appelle le Processus de paix qui s’est substitué à la paix et sert surtout à camoufler la politique expansioniste d’Israel.

Deuxièmement la plupart des gens comprend  que la résistance non violente est plus efficace que l’action militaire.  Et troisièmement – et c’est très important- la non violence permet de relier la lutte Palestinienne à la solidarité internationale en ayant un but clair: Il faut changer les paramètres de la lutte et du conflit et modifier l’équilibre du pouvoir.

Nous croyons que jusqu’à present l’occupation israélienne a été bénéfique pour les Israéliens, alors que la résistance non violente va rendre l’occupation couteuse

La résistance non violente peut prendre de multiples formes, et cela c’est bien. Une de nos actions la plus importante a été de tenter de briser le blocus de Gaza. Je me souviens en 2008 lorsque nous sommes allés avec un petit bateau pour briser ce blocus, cela a touché de nombreux leaders à Gaza et a modifié leur perception de la resistance non violente. Mais il y a de nombreuses autres formes, les grèves de la faim, les manifestations, le boycott des produits israéliens et nous pensons utiliser de plus en plus toutes ces formes de non violence

Pourquoi la non violence est elle plus efficace?

Ca marche mieux parce que cela permet à tous et non plus seulement à un petit nombre d’être partie prenante. Ca marche mieux car les Israéliens ne peuvent plus se proclamer victimes de ce conflit. Cette forme d’action les révèle pour ce qu’ils sont en réalité des oppresseurs et des occupants et les créateurs d’un système d’apartheid.

 

Le Jour de la Terre Amnesty International par la voix de son directeur pour le Moyen Orient a demandé à Israel de cesser de faire usage d’une force trop importante contre les manifestants. Est-ce que les Israéliens ont utilisé une grande violence contre la Marche Globale ?

 

Ce qui a été inhabituel c’est le fait qu’ils ont commence à nous attaquer très tôt. Ils devaient penser que d’un façon ou d’une autre les manifestations s’interrompraient, et lorsqu’ils ont réalisé que ce n’était pas le cas ils ont immédiatement utilisé une grande violence. 

Non seulement leur violence était disproportionnée et excessive, mais aussi à Qaladia, où je me trouvais, ils ont commencé à lancer du gaz lacrymogène et des balles métalliques recouvertes d’une fine  couche de caoutchouc bien avant que nous ayons atteint les check points, bien avant même que nous ayons eu une chance de les approcher.

 

Et la violence ne s’est pas interrompue. C’est devenu usuel cette utilisation disproportionnée de la violence par l’Armée israélienne contre des manifestations non violentes. 

Je pense que cela va continuer aussi longtemps que la communauté internationale n’interviendra pas pour faire pression et les critiquer.  Je remercie vraiment Amnesty international de se pencher sur cette violence disproportionnée qu’ils utilisent.

En ce Jour de la Terre ils ont bléssé au moins 320 personnes, dont un mort à Gaza et et un homme à Bethlehem qui a eu la mâchoire fracturée et moi qui ai reçu une bombe lacrymogene  qui m’a blessé à la tête.

 L'entretien continue et je vous tranmesttrais la suite, mais je souhaitais que vous ayez le plus rapidement possible cette avancée vers la non violence.