13/06/2012

Verité et mensonge. 45 ans d'occupation

En ces jours anniversaires des 45 ans d'occupation, Adam Keller revient sur la façon dont il a vécu ces quarante cinq ans.

Au fur et à mesure des articles il analyse la façon dont le mensonge a té utilisé.
Comment certains se sont extirpés de ce monde de msensonge.
Mais l'expérience prouve que tout le monde n'y est pas parvenu.
Ecoutons néanmoins ce témoin.

 

 

 

5 JUIN 1967
Ce jour là, il y a 45 ans, à 8 heures du matin, j’arrivais à l’école primaire Gordon de Tel Aviv. Au moment ou je passais la grille d’entrée, l’alarme signalant une attaque aérienne se mit à retentir, les élèves et les enseignants se précipitèrent vers les abris souterrains, mais aucun avion ennemi ne survola Tel Aviv. Lorsque je rentrais à la maison dans l’après midi nous continuames, avec les autres enfants du voisinnage à préparer des sacs de sable pour les mettre devant les maisons, bien qu’il soit évident que cela ne fut plus nécessaire.

 Aux informations le présentateur de l’armée déclara que les forces armées terrestres et aériennes avait repoussé une attaque arabe, et avaient commencé une contre offensive. Les jours d’après, la plupart des adultes et des enfants d’Israël, ont baigné dans l’euphorie de la victoire.  Je dévorais les Albums de la Victoire qui avaient envahi les étagères des magasins et j’étais complètement ravi à la pensée que le payx avait élargi ses frontières et avait gagné de « nouveaux territoires » ce qui était le terme employé à cette époque.

 

Je n’ai pas fait partie des quelques uns qui protestaient et émettaient des mises en garde immédiatement après cette grande victoire. Je n’étais pas parmi les  quelques rares militants du « Matzpen »  qui pendant la nuit écrivaient sur les murs “ A bas l’occupation” alors que l’occupation n’avait pas encore un mois.

Cela me prit encore trois ans. Jusqu’à ce qu’en 1970 le Général Ariel Sharon  déclara son intention de briser avec un poing de fer la première révolte des Palestiniens de la bande de Gaza.

Ce fut pendant cette année là que installés  avec une quinzaines de copains dans la cave d’une maison du centre de Tel Aviv  nous écoutâmes un soldat qui venait juste de rentrer de cette zone , raconter les choses horribles qu’il avait vues et aux quelles il avait participé. A partir de ce moment mes amis et moi-même avons cessé de parler d‘ « occupation éclairée »

 

La nuit venue, nous avons fait sur une vieille roneo des tracts que nous avons distribué dans les boites à lettres afin d’informer les citoyens d’Israel sur les faits que la censure militaire leur cachait.

 

.adam-keller2.blogspot.com

 

Les commentaires sont fermés.